La nouvelle collection est arrivée !

Posté par: Redac Web Catégorie: Nacre Le: Commentaire(s): 0 Vue(s): 70

La collection printemps - été 2021 est arrivée !

Bonjour à toutes !

Je vous retrouve aujourd’hui avec grand plaisir pour évoquer deux temps forts de l’année : les nouvelles collections. 

Comme vous vous en doutez, cela fait un petit moment que je prépare ma copie pour vous proposer une sélection printemps-été 2021 originale. 

D’ailleurs, je vous encourage à venir la découvrir dans les rayons colliers, boucles d’oreilles, bracelets et pendentifs récemment mis à jour ! (mais ne vous inquiétez pas, j’ai aussi illustré cet article de quelques charmantes nouveautés).

Au cours de mes pérégrinations, et alors que j’allais à la rencontre des créateurs, je me suis demandé comment était né ce calendrier des collections. 

Et vous, savez-vous comment ces événements aujourd’hui incontournables ont vu le jour ? Quelle est leur place dans l’histoire de la mode ? 

Petit retour sur les prémices de la haute couture, du prêt-à-porter et de l’industrialisation…

De la nacre, du bleu, de la joie avec les bijoux de l'atelier de nacre !

Entre XIXe et XXe, d’un monde à l’autre

Pour comprendre comment l’idée des collections saisonnières est née, il faut revenir au mode de vie des Français du début du XIXe siècle. 

Comment s’habille-t-on alors ? 

C’est assez simple. Depuis des siècles, ceux qui ont les moyens s’achètent les services d’une couturière (pour les femmes) ou d’un tailleur (pour les hommes). Il en est de même pour les chapeliers, les joailliers et les maroquiniers, qui travaillent beaucoup de pièces uniques. 

En revanche, les pauvres confectionnent leurs vêtements eux-mêmes (grâce à des patrons), ou font appel à un fripier (qui, apparemment, a très mauvaise réputation !), recyclant des pièces déjà portées. Des familles utilisent même le rouet pour fabriquer elles-mêmes leurs pièces de chanvre, lin ou laine. 

La révolution industrielle du XIXe siècle modifie profondément les habitudes. On loue alors l’apport de deux inventions incontournables. En 1801, le métier Jacquard pour la production de tissus aux motifs complexes, et en 1830, la machine à coudre pour l’accélération de la confection des pièces. 

Désormais émerge l’industrie textile : il est possible d’acheter des vêtements sans avoir à les confectionner soi-même. Notez qu’à l’époque on parle alors de « confection » et pas encore de « prêt-à-porter ». 

Pour les moins favorisés, s’habiller devient donc plus facile. Et même si on conserve ses vêtements des années, on goûte à cette nouvelle économie de temps et d’énergie. Pour les autres, on continue à faire travailler tailleurs et couturières !

Mais les plus riches veulent préserver les savoir-faire de leurs artisans, et en 1840, Charles Frederick Worth ouvre la toute première boutique de haute couture de l’histoire, au 7 rue de la Paix à Paris. L’idée est visiblement de se démarquer et de continuer à créer des pièces uniques et luxueuses, réservées à une clientèle très aisée.

Puis le XXe siècle voit arriver en Europe la guerre et la nécessité de produire en masse des uniformes identiques, notamment pendant la Seconde Guerre mondiale, qui joue un rôle déterminant dans la mise en place de ce qu’on appellera dès les années 60 « le prêt-à-porter ».

Le prêt-à-porter, entre confection et haute couture

Pour comprendre comment le prêt-à-porter est né, il faut paradoxalement s’intéresser aussi à la haute couture, car les deux sont liés.

En 1945 l’appellation « haute couture » est juridiquement contrôlée par décret et Paris devient capitale de la mode, présentant deux collections dans l’année : une collection dite « printemps-été » traditionnellement présentée en janvier, et une collection « automne-hiver » plutôt dévoilée en juin. 

De grands noms se développent, on travaille les étoffes précieuses, des coupes surprenantes, bref, on innove !

L’émergence du prêt-à-porter nait en parallèle et est favorisée par l’initiative de grands couturiers comme Pierre Cardin, Carven, ou Courrèges, qui, au grand dam de leurs confrères, diffusent leur savoir-faire auprès du grand public. Ils ne sont toutefois pas les seuls, et beaucoup de marques de prêt-à-porter voient alors le jour. 

On produit donc des pièces à la fois esthétiques, pensées et dessinées par des couturiers ou des stylistes, et produites en grand nombre, empruntant les techniques jusqu’alors réservées à la confection. L’alliance du style, de l’élégance et du prix, dirons-nous. 

Les classes moyennes trouvent désormais des vêtements à tous les prix, à la mode et travaillés. Ces collections suivent le rythme des collections de haute couture, sur lesquelles les maroquiniers, joailliers, chapeliers et toutes les autres professions liées à la mode se calent également. En janvier et en juin, on présente donc les modèles de la saison prochaine…

De nos jours bien sûr, les collections se multiplient et foisonnent : chaque marque propose en plus de ces deux rendez-vous incontournables, une multitude de collaborations, prétextes ou invitations, comme autant d’occasions de se laisser tenter…

Je découvre la collection printemps-été de L’Atelier de Nacre !

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