Les bijoux en corne, la nouvelle tendance

Posté par: Redac Web Catégorie: Evénements Le: Commentaire(s): 0 Vue(s): 917

La corne, cette autre matière intemporelle...

Bonjour !

Aujourd’hui, je voulais vous présenter une matière dont on ne parle pas souvent ici, mais bien liée à l’histoire de la tabletterie.

Eh oui, c’est de la corne que je voulais vous parler, car elle revient en force dans les vitrines des créateurs en ce moment, dévoilant de petites merveilles !

Mais quelle est l’histoire de cette matière ? Comment les artisans -ou les artistes !- du XIXe l’ont-ils travaillée ? Et aujourd’hui, quelles formes sont mises à l’honneur ?

Une matière peu connue du grand public

Chez les ruminants, la corne est la partie qui surmonte leur front. Il s’agit en fait d’une matière qui résulte de l’agglutination de poils soudés.

On trouve cette matière chez le buffle, le bœuf, le chamois ou encore le bœuf, mais il faut savoir que les cornes les plus recherchées sont celles du bœuf d’Amérique du sud ou d’Irlande, cette dernière ayant une couleur particulière, allant du crème au blond.

Le travail de la corne au XIXe siècle

Aplatir et aplanir

En tabletterie, on l’utilise alors pour la fabrication d’éventails, de dominos, etc. Pour travailler cette matière à leur guise, les artisans l’aplatissent.

Elle est trempée dans de l’eau froide avant d’être frappée pour extraire son noyau osseux.

Quand cela est fait, on passe à la phase dite d’aplatissement, réalisée traditionnellement à vert ou à blanc, les deux techniques ayant des objectifs différents.

À blanc, la corne est chauffée après avoir été ébouillantée qui, ainsi ramollie, est étirée à l’aide de pinces.

À vert, la manœuvre consiste à augmenter sa transparence, appréciée pour la réalisation de certaines pièces, surtout d’ailleurs pour les éventails. Elle est enduite de graisse, chauffée, grattée et polie. La matière est en dernier chef aplanie.

Certains boutons sont aussi réalisés en corne : pour lire ou relire l’article dédié à leur fabrication, c’est ici que cela se passe…

Teinter

Comme elle se teint avec aisance, la corne se plie à de multiples fantaisies, forçant la créativité des artisans-tabletiers.

La couleur recherchée, proche de la blonde d’Irlande, pousse les artisans à plonger la corne dans un bain faible et tiède de bichromate de potasse. Le brun est lui obtenu par trempage dans un bain de cachou ou de bois rouge.

Souvent aussi, la corne est teintée partiellement pour s’approcher de la couleur de l’écaille et ainsi imiter la nature et une matière plus noble.

 

La corne, une matière plébiscitée

La nature pour sublimer vos tenues

Aujourd’hui, à l’instar de grandes maisons parisiennes comme Hermès, les créateurs s’emparent de cette matière aux teintes évoquant la nature. Elle rappelle la nacre, autre matière naturelle et intemporelle.

Avec un retour aux matières simples et brutes, la corne prend des airs de starlette, tantôt polie, tantôt mate avec un aspect plus brut.

En broche, en pendentif ou en bracelet, la naturalité de son apparence est mise en valeur grâce à des formes stylisées et graphiques.

Pour ma part, je la trouve chic sur un chemisier, une robe champêtre ou un décolleté arrondi !

Une collection pour ravir les mamans

Je vous propose donc une nouvelle collection de bijoux en corne à offrir d’urgence pour la fête des Mères !

Avec l’été qui approche et ses tenues fraiches et légères, que dites-vous de ces pièces aux tons chauds, évoquant le sable et la roche ?

Je pense que la corne va faire des heureuses…

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